Le United Nations Climate Change Conference demarre au Copenhague cette semaine. Il y a beaucoup dans le jeu. On a besoin d’un engagement de tous les nations pour renoncer les combustibles fossiles, et de le faire vite. Il n’y a pas de choix si on veut que nos enfants et nos petits-enfants grandissent dans un monde que nous reconnaitrons.
J’en suis optimiste pour la conclusion. Certes, je ne crois pas que la conference donnera un accord qui sera assez pour arreter le changement climatique tout seul. Meme si un accord ‘parfait’ est signe, il faudra beaucoup d’effort pour passer a l’acte, ce qui prendra des decennies de travail. Signer un papier ne sera pas assez, meme s’il dit tous les bonnes choses.
Pourquoi, donc, suis-je optimiste? Prenez votre cafe, asseyez-vous, je raconte.
Beaucoup de gouvernements on fait des engagements ces derniers semaines, meme ceux qui l’ont resiste depuis longetemps. Les Etats Unis ont promis une baisse d’emissions de 17% par 2020 par rapport aux niveaux de 2005. La Chine reduira son intensite de carbone par 40-45% (v.f. par google) par 2020, et l’Inde reduira le sien par 20-25% (v.f. par google), aussi par 2020.
D’un cote, c’est bien d’entendre de telles nouvelles juste avant la conference. De l’autre cote, ces reductions ne feront rien pour arreter le changement climatique. Compare aux niveaux de 1990, le chiffre pour l’US n’est que 2%, et les cibles pour la Chine et l’Inde ne vaut meme pas ca.
L’intensite de carbone et comme le kilometrage. On peut amelier son kilometrage, mais si on roule plus loin, on peut quand meme bruler d’avantage d’essence. La Chine veut une croissance de son economie de 8% par an. Ca voudrait dire qu’en 2020 les emissions de la Chine aurait presque double (v.f. par google), par rapport a 2005.
Bien sur, il y aura une bagarre, et plusiers payees demanderont que les autres font davantage avant qu’ils accepteront de faire quelque-chose eux-meme. Ce n’est pas le style de dialogue qu’on veut vraiment voir au Copenhague. Il y en a qui diront que la Chine produit davantage de CO2 que toute autre pays, et d’autres qui diront que les Etats-Unis produisent plus de CO2 par person que le reste du monde (enfin, a part un ou deux pays).
On peut voir les emissions par person pour plusiers pays dans le graphique en bas. C’est tire de «Sustainable Energy without the Hot Air» le livre de David MacKay qu’on peut telecharger gratuitment sur le web. Ce graphique est pour l’annee 2000, et on voit bien que les pays developpes produisent bien plus de CO2 par person que la Chine et l’Inde, par exemple.

Emissions de CO2 (equivalent) par pays pour 2000
Il me semble que les pays developpes ont l’obligation morale de prendre la tete en reduisant les emissions. Bien sur, il faut que tout le monde s’y mele, mais il n’y a pas besoin d’attendre autrui, on devrait reduire les emissions vite, en maintenant. Helas, les politiciens parle toujours d’argent au lieu de CO2, disputant le prix de changement, et ce qu’il fera a l’economie chez-eux. Et ce n’est pas votre argent qu’ils essaye de proteger non plus. Non, c’est l’argent des grandes societes, qui veulent proteger les marches dont ils depends (v.f. par google).
Les grands societes se sont toujours proteges. Quand Thomas Edison a voulu allumer les rues par electricite, les fournisseurs de gaz l’ont attaque. La realite, c’est que chaque annee de retard augment beaucoup le bilan eventuel (v.f. par google). Est-ce qu’il faut changer nos styles de vie pour combattre le changement climatique? Oui, il le faut. Est-ce que ca changera l’economie? Oui, il le changera. Mais est-ce que ce va faire mal a vous, ou a moi? Pas forcement.
Thomas Edison a change nos vies. Henry Ford aussi, en construisant l’industrie de la voiture. D’autres changements ont ete plus lents, comme de la theatre aux movies silencieux, puis avec le son, puis television, videos, et maintenant la TV par satelite ou internet. L’industrie de l’entertainement a bien change dans ce temps, et nous avons change avec.
Changer notre style de vie, ca fait partie de notre style de vie, et c’est une bonne chose. Quand on accept ce fait, s’adresser a le changement climatique n’a rien a craindre, c’est une opportunite. Au moins, si vous n’etes pas le directeur d’une societe de fournisseur de combustibles fossiles!
Voici, donc, pourquoi je suis optimiste. Je crois qu’on peu faire face aux changement necessaires pour combattre le changement climatique, si on peut voir que c’est dans nos propres interets. Pour cela, il suffit de voir qui est derriere les voix qui nous disent qu’il n’y a pas besoin de changer.
Si vous etes parmis ceux qui ne pensent pas que le changement climatique est un problem important, posez-vous ces questions: D’ou vous vous-etes informes? Qui vous a convaincu qu’il n’y a rien a craindre? Quel est son motivation? Qu’est-ce qu’il gagnera si vous y croyez?
Si vous creusez assez, vous sentierz le petrole. Certains fois, c’est evident, d’autres fois non. L’industrie petrolier se cache bien dans ce jeu. Il faut chercher pour savoir si vous avez ete arnaque par les relations publiques de l’industrie.
Mes lecteurs reguliers savent que j’aime donner la parole a President Nasheed des Maldives. Bon, je vais le faire encore une fois. Il y a quelques semaines il a fait un discours, s’exprimant ainsi:
To my mind, countries that have the foresight to green their economies today will be the winners of tomorrow. They will be the winners of this century. These pioneering countries will free themselves from the unpredictable price of foreign oil. They will capitalize on the new, green economy of the future. And they will enhance their moral standing, giving them greater political influence on the world stage.
Here in the Maldives we have relinquished our claim to high-carbon growth. After all, it is not carbon we want, but development. It is not coal we want, but electricity. It is not oil we want, but transport. Low-carbon technologies now exist, to deliver all the goods and services we need. Let us make the goal of using them.
A mon avis, les pays qui auront la sagesse d’adopter des economies vertes aujourd’hui seront les gagnants de demain. Il seront les gagnants de ce siecle. Ces pays pionnieres se libreront du prix imprevisable du petrole etranger. Ils profiteront de l’economie verte et neuve de la futur. Et ca les donnera la reputation morale, qui les rendra plus influentiel dans le monde de demain.
Ici aux Maldives, nous avons renonce la croissance par la carbone. Apres tout, ce n’est pas le carbone qu’on veut, c’est le developpement. Ce n’est pas le charbon qu’on veut, mais l’electricite. Ce n’est pas la petrole qu’on veut, mais le transport. Des technologies basse en carbone existent maintenant, qui peut nous fournir tous ce qu’on veut. Faisons le but de s’en servir.
Ne serait-ce bien si d’autres chefs d’etat pourrait dire pareil, et nous offrir le developpement, l’electricite, et le transport, au lieu de charbone et petrole?