[lang_en]Copenhagen – Who pays the bill?[/lang_en][lang_fr]Copenhague – qui payera la facture?[/lang_fr]
Monday, December 7th, 2009[lang_fr]
Le United Nations Climate Change Conference demarre au Copenhague cette semaine. Il y a beaucoup dans le jeu. On a besoin d’un engagement de tous les nations pour renoncer les combustibles fossiles, et de le faire vite. Il n’y a pas de choix si on veut que nos enfants et nos petits-enfants grandissent dans un monde que nous reconnaitrons.
J’en suis optimiste pour la conclusion. Certes, je ne crois pas que la conference donnera un accord qui sera assez pour arreter le changement climatique tout seul. Meme si un accord ‘parfait’ est signe, il faudra beaucoup d’effort pour passer a l’acte, ce qui prendra des decennies de travail. Signer un papier ne sera pas assez, meme s’il dit tous les bonnes choses.
Pourquoi, donc, suis-je optimiste? Prenez votre cafe, asseyez-vous, je raconte.
Beaucoup de gouvernements on fait des engagements ces derniers semaines, meme ceux qui l’ont resiste depuis longetemps. Les Etats Unis ont promis une baisse d’emissions de 17% par 2020 par rapport aux niveaux de 2005. La Chine reduira son intensite de carbone par 40-45% (v.f. par google) par 2020, et l’Inde reduira le sien par 20-25% (v.f. par google), aussi par 2020.
D’un cote, c’est bien d’entendre de telles nouvelles juste avant la conference. De l’autre cote, ces reductions ne feront rien pour arreter le changement climatique. Compare aux niveaux de 1990, le chiffre pour l’US n’est que 2%, et les cibles pour la Chine et l’Inde ne vaut meme pas ca.
L’intensite de carbone et comme le kilometrage. On peut amelier son kilometrage, mais si on roule plus loin, on peut quand meme bruler d’avantage d’essence. La Chine veut une croissance de son economie de 8% par an. Ca voudrait dire qu’en 2020 les emissions de la Chine aurait presque double (v.f. par google), par rapport a 2005.
Bien sur, il y aura une bagarre, et plusiers payees demanderont que les autres font davantage avant qu’ils accepteront de faire quelque-chose eux-meme. Ce n’est pas le style de dialogue qu’on veut vraiment voir au Copenhague. Il y en a qui diront que la Chine produit davantage de CO2 que toute autre pays, et d’autres qui diront que les Etats-Unis produisent plus de CO2 par person que le reste du monde (enfin, a part un ou deux pays).
On peut voir les emissions par person pour plusiers pays dans le graphique en bas. C’est tire de «Sustainable Energy without the Hot Air» le livre de David MacKay qu’on peut telecharger gratuitment sur le web. Ce graphique est pour l’annee 2000, et on voit bien que les pays developpes produisent bien plus de CO2 par person que la Chine et l’Inde, par exemple.
Il me semble que les pays developpes ont l’obligation morale de prendre la tete en reduisant les emissions. Bien sur, il faut que tout le monde s’y mele, mais il n’y a pas besoin d’attendre autrui, on devrait reduire les emissions vite, en maintenant. Helas, les politiciens parle toujours d’argent au lieu de CO2, disputant le prix de changement, et ce qu’il fera a l’economie chez-eux. Et ce n’est pas votre argent qu’ils essaye de proteger non plus. Non, c’est l’argent des grandes societes, qui veulent proteger les marches dont ils depends (v.f. par google).
Les grands societes se sont toujours proteges. Quand Thomas Edison a voulu allumer les rues par electricite, les fournisseurs de gaz l’ont attaque. La realite, c’est que chaque annee de retard augment beaucoup le bilan eventuel (v.f. par google). Est-ce qu’il faut changer nos styles de vie pour combattre le changement climatique? Oui, il le faut. Est-ce que ca changera l’economie? Oui, il le changera. Mais est-ce que ce va faire mal a vous, ou a moi? Pas forcement.
Thomas Edison- Image via Wikipedia
Thomas Edison a change nos vies. Henry Ford aussi, en construisant l’industrie de la voiture. D’autres changements ont ete plus lents, comme de la theatre aux movies silencieux, puis avec le son, puis television, videos, et maintenant la TV par satelite ou internet. L’industrie de l’entertainement a bien change dans ce temps, et nous avons change avec.
Changer notre style de vie, ca fait partie de notre style de vie, et c’est une bonne chose. Quand on accept ce fait, s’adresser a le changement climatique n’a rien a craindre, c’est une opportunite. Au moins, si vous n’etes pas le directeur d’une societe de fournisseur de combustibles fossiles!
Voici, donc, pourquoi je suis optimiste. Je crois qu’on peu faire face aux changement necessaires pour combattre le changement climatique, si on peut voir que c’est dans nos propres interets. Pour cela, il suffit de voir qui est derriere les voix qui nous disent qu’il n’y a pas besoin de changer.
Si vous etes parmis ceux qui ne pensent pas que le changement climatique est un problem important, posez-vous ces questions: D’ou vous vous-etes informes? Qui vous a convaincu qu’il n’y a rien a craindre? Quel est son motivation? Qu’est-ce qu’il gagnera si vous y croyez?
Si vous creusez assez, vous sentierz le petrole. Certains fois, c’est evident, d’autres fois non. L’industrie petrolier se cache bien dans ce jeu. Il faut chercher pour savoir si vous avez ete arnaque par les relations publiques de l’industrie.
Mes lecteurs reguliers savent que j’aime donner la parole a President Nasheed des Maldives. Bon, je vais le faire encore une fois. Il y a quelques semaines il a fait un discours, s’exprimant ainsi:
Here in the Maldives we have relinquished our claim to high-carbon growth. After all, it is not carbon we want, but development. It is not coal we want, but electricity. It is not oil we want, but transport. Low-carbon technologies now exist, to deliver all the goods and services we need. Let us make the goal of using them.
A mon avis, les pays qui auront la sagesse d’adopter des economies vertes aujourd’hui seront les gagnants de demain. Il seront les gagnants de ce siecle. Ces pays pionnieres se libreront du prix imprevisable du petrole etranger. Ils profiteront de l’economie verte et neuve de la futur. Et ca les donnera la reputation morale, qui les rendra plus influentiel dans le monde de demain.
Ici aux Maldives, nous avons renonce la croissance par la carbone. Apres tout, ce n’est pas le carbone qu’on veut, c’est le developpement. Ce n’est pas le charbon qu’on veut, mais l’electricite. Ce n’est pas la petrole qu’on veut, mais le transport. Des technologies basse en carbone existent maintenant, qui peut nous fournir tous ce qu’on veut. Faisons le but de s’en servir.
Ne serait-ce bien si d’autres chefs d’etat pourrait dire pareil, et nous offrir le developpement, l’electricite, et le transport, au lieu de charbone et petrole?
[/lang_fr]
[lang_en]
The United Nations Climate Change Conference gets under way in Copenhagen this week. There’s a lot at stake. We need a global commitment from all nations to adopt a low-carbon path for the future, and we need to get on that path fast. There’s simply no alternative if we want our children and grandchildren to live in a world that we would recognise.
I’m somewhat optimistic about the outcome. I certainly don’t think that the conference will result in an agreement that can prevent catastrophic climate-change in itself. Even if it did, we still have to make sure that it gets implemented, and that’s going to take decades of work. Signing a piece of paper this year will not be enough, even it if says all the right things.
So why am I optimistic? Grab a cup of tea, sit down, and I’ll tell you.
Most governments have made some form of commitment in recent weeks, even those that had steadfastly resisted pressure to do so in the past. The United States has pledged a 17% cut in emissions from 2005 levels by 2020. China will aim to reduce ‘carbon-intensity’ by 40-45% by 2020, and India will reduce its carbon intensity by 20-25%, also by 2020.
On the one hand, it’s great to see such statements in the leadup to the conference. On the other, of course, those levels of cuts are not enough to make any difference to the changing climate. Compared to 1990 levels, the US figure corresponds to a cut of just 2%, while the Chinese and Indian carbon-intensity targets mean even less.
Carbon intensity is like car mileage, you can drive more efficiently to improve your mileage, but if you drive further as well, you may still burn more petrol. China plans to grow its economy at 8% per year. That would mean that by 2020 Chinas’ emissions will be almost double the 2005 level.
Of course, there will be lots of finger-pointing, with people on all sides calling for others to do more, while claiming that they are doing their share already, or that they do not want to do more until other countries commit themselves to do more. Playing ‘chicken’ with the climate is not what we really want to see in Copenhagen. Some will point out that China emits more CO2 than any other country. Others will point out that the US emits more per person than any other country (sorry, almost any other country.).
You can see the emissions per person for a number of countries in the graph, below, taken from David MacKay‘s free ebook, Sustainable Energy without the Hot Air. That graph is for the year 2000, and you can clearly see that the ‘developed world’ is emitting far more CO2 per person than China or India, for example.
So it seems to me that the developed world has a clear moral obligation to take the lead in cutting emissions. Of course, everyone has to play their part, but there’s no need for anyone to wait, we can and should be cutting deeply, now. Unfortunately, politicians end up discussing the financial cost of action instead, arguing about how much money it will take to change, and what will it do to their countries’ economy. Don’t be fooled into thinking that it’s your money they’re protecting either. No, it’s the money of big corporations that lobby hard to protect their interests.
Big corporations have always worked to protect themselves. The gas companies opposed Thomas Edison when he wanted to light the streets with electricity, for example. The reality is that every year of delay only increases the financial costs down the line. Will we have to change the way we live in order to tackle climate change? Yes, we will. Will it have an effect on our economies? Yes, of course. But will it hurt you, or me? Not necessarily.
Thomas Edison- Image via Wikipedia
Thomas Edison changed our lives for the better. Henry Ford changed our lives when he established the automobile industry. Other changes are more gradual, like from theatre to silent films, to talkies, to television, to videos, and now to satellite and internet TV. The entertainment industry has changed drastically in that time, and people have changed with it.
Changing our way of life is very much part of our way of life, and that’s a good thing. When we realise that fact, tackling climate change will not seem difficult or painful, it will appear as the opportunity it is. Unless you’re the CEO of a fossil-fuel company, of course.
So that’s one reason why I’m optimistic. I believe people can come to terms with the changes needed to tackle climate change, once they realise it is in their personal interest and the interests of their family to do so. For that to happen, we just need to look at who is behind the voices opposed to doing anything.
If you’re among those who think climate change is not a real problem, ask yourself this: where did you get the information that led you to that opinion? What motivates the person who tells you not to worry about climate change? What’s in it for them if you believe them?
Dig deep enough, and you’ll probably smell oil. Sometimes its obvious, such as the recent article in Scientific American, but often you have to dig deeper. If you do, you’ll probably find you are being conned by industry-funded PR campaigns.
Regular readers of this blog will know I’m fond of quoting President Nasheed of the Maldives. Well, I’m going to do it again. In a recent speech, he expressed himself very clearly:
Here in the Maldives we have relinquished our claim to high-carbon growth. After all, it is not carbon we want, but development. It is not coal we want, but electricity. It is not oil we want, but transport. Low-carbon technologies now exist, to deliver all the goods and services we need. Let us make the goal of using them.
Wouldn’t it be nice if a few other leaders could make a stand with President Nasheed, and offer us development, electricity, and transport, instead of coal and oil?
[/lang_en]











